Un des éléments essentiels de la vente est l'accord des parties sur la chose.
La désignation du bien vendu est donc à faire avec beaucoup de soins, afin qu'il n'y ait aucun doute sur l'objet de la convention et de façon à éviter toute confusion et toutes contestations, en principe en suivant les mêmes règles et en prenant les mêmes précautions que s'il s'agissait d'une vente notariée. Il a toutefois été jugé qu'une désignation est suffisante, dès lors qu'elle est précise et sans ambiguïté .
Mais il reste indispensable que l'identification du bien soit conforme aux prescriptions de l'article 7 du décret n° 55-22 du 4 janvier 1955, afin de rendre possible la publication du compromis.
Pour assurer une certaine sécurité juridique on a toujours intérêt à donner une désignation cadastrale complète de l'immeuble vendu, avec l'indication des confronts.
Sur les difficultés concernant la désignation des immeubles (appropriations complexes, propriétés imbriquées, vente de parties d'immeuble), on se reportera infra au verbo Vente d'immeuble.
Il peut être de bonne pratique de joindre un plan cadastral au compromis de vente et de le faire viser par les parties : cette précaution permet parfois au notaire, compte tenu de la situation du bien vendu, d'attirer l'attention des parties sur l'existence de certaines servitudes légales qui pourraient être révélées par la consultation du plan (droit de passage pour enclave, servitude de cour commune, etc.) ou de questionner plus précisément le vendeur sur l'existence de servitudes d'origine conventionnelle qui peuvent parfois résulter d'actes très anciens. S'il s'agit d'un terrain à bâtir l'examen du plan avec l'acquéreur permet au notaire d'attirer son attention sur les règles susceptibles de concerner l'implantation des futures constructions, etc.
Les difficultés éventuelles concernant la "contenance" de l'immeuble vendu (essentiellement sa superficie) doivent être résolues de préférence au stade du compromis.
Si la vente porte sur un lot de copropriété il faut, à ce stade, procéder au "mesurage" prescrit par la loi du 18 décembre 1996 dite "loi Carrez".
